SAINT MARTIN DE SEIGNANX - AHETZE
Jeudi 21 juillet 2011
Ce matin, en ouvrant le blog pour consulter le programme, je m'aperçois que j'arrive à l'avant dernière ligne … est-ce possible que tout se termine ? Oui, on arrive bien au 31 ème jour et demain notre ami entrera dans Hendaye et ce sera une super performance ! Mais n'anticipons pas il reste encore des kilomètres à parcourir.
Maisons à Magescq
Départ de Saint Martin de Seignanx à 5h40 les jambes légères après une bonne nuit pour une étape de 28 km 200. Les souvenirs plein la tête de la soirée passée chez Maryse et Daniel et de son petit tour à la plage organisé par Daniel. Notre ami très ému lorsqu'il aperçu les Pyrénées se rend compte que l'aventure va s'arrêter demain, sa mission ne prendra pas fin car il se battra toujours pour le don d'Organes.
Premier contact 6h20, notre pèlerin est en route sous un ciel couvert, il fait 13°, le moral est au beau fixe même si la pluie ne va pas tarder.
Voici le pays du jambon de Bayonne. Œuvre d'un savoir-faire millénaire, perpétué dans le plus pur respect des traditions. Hôte des tables les plus célèbres, celle de Marguerite de Navarre, de Rabelais et d'Henri IV qui se disputaient le bonheur de l'inviter.
Mais aussi celui de la pelote basque, sport issu d'une évolution du jeu de paume dans le Sus-Ouest de la France, en particulier au Pays Basque et dans le sud de la Gascogne. De la main nue à la cesta punta, en passant par la pala et la chistera, la pelote basque comprend une vingtaine de disciplines différentes.
Mur de pelote basque sur le mur de la Mairie d'Ahetze
Bayonne, capitale du Pays Basque, aux pieds des Pyrénées, sur la côte atlantique. Elle bénéficie d'une situation géographique exceptionnelle, au cœur de la vieille ville devant le théâtre, la Nive qui descend du Pays Basque et l'Adour, fleuve gascon, se rejoignent avant de se jeter dans l'Océan tout proche. Célèbre pour la beauté de ses maisons séculaires merveilleusement restaurées, ses quais, ses musées, ses châteaux, sa citadelle, Bayonne l'est également pour ses traditions : la foire au jambon, le fameux chocolat, le festival de théâtre, les fêtes en août, les corridas, la pelote basque, le rugby, l'aviron et bien d'autres …
On note des traces d'occupation romaine dès le début du IV ème siècle. Il s'agissait apparemment d'une installation assez importante avec de nombreux ouvrages défensifs et peut-être civils. Il reste aujourd'hui deux tours romaines visibles, la tour des Augustins et la tour des Deux Sœurs.
Peu de documents existent du IVème au Xème siècle. On sait néanmoins qu'il y eut de nombreux troubles dans le pays et surtout une invasion normande. À la fin du IX ème siècle et au début du X ème, l'église essaya d'évangéliser la région et ses habitants. En 1023, le roi de Navarre crée le Viconté du Labourd pour y placer tout spécialement un de ses cousins. Les fonds alors dispensés par l'église sont une des raisons principales de l'essor de la ville. C'est également à cette époque qu'apparaît le nom de Bayonne. La ville s'étend alors sur la rive droite de la Nive, et deux ponts sont construits pour relier ces deux quartiers. Il existe deux explications sur la signification du nom de Bayonne : il pourrait s'agir d'un augmentatif gascon du latin Baia (vaste étendue d'eau) ou d'un nom dérivé du basque Ibaiona (bonne rivière). En 1125 débute la construction d'une cathédrale.
Cathédrale à Bayonne
Ville de caractère, sa devise Nunquam Polluta « jamais souillée » est là pour rappeler qu'elle a su résister victorieusement à 14 sièges. Ville ouverte, tournée vers l'avenir, elle est la capitale économique, administrative et culturelle de toute une région.
Au moyen-âge, Bayonne était la capitale des vicomtes de Labourd. À la fin du VII ème siècle et au début du XII ème les rois d'Angleterre – ducs d'Aquitaine lui donnent une certaine autonomie et une charge de commune. Après 1523, les faubourgs sont rasés, des bastions construits à la base des fortifications romaines et médiévales, l'enceinte sera complétée par Vauban qui construira la Citadelle. Bayonne résistera en 1814 au blocus de Wellington, les travaux de fortification se prolongeront jusqu'au milieu du XIX ème siècle. Magnifique ville que Bayonne.
Arcangues, est un magnifique village vallonné qui a le charme d'un décor d'opérette. Luis Mariano, de son vrai nom Mariano Eusebio González y Garcia, né à Irun en 1914 et décédé à Paris en 1970, est un ténor basque-espagnol. Il repose au cimetière d'Arcangues, régulièrement envahi par ses admirateurs. Un buste représentant le chanteur, sculpté par Paul Belmondo est visible dans un jardin de la commune. Luis Mariano fit construire à Arcangues, Marionako Borda, maison basque où il fit de nombreux séjours.
Il est 11h15 après une matinée sous la pluie notre pèlerin entre dans Ahetze où il est reçu par une secrétaire avant de voir le maire de la commune.
Ahetze à 7 kilomètres de Biarritz, le village (Ahetze en Euskara) fait partie de la province basque du Labourd. Il compte aujourd'hui environ 1600 habitants est idéalement placé à 4 kilomètres du littoral. Le village est parsemé de vieilles maisons basques, de style labourdin, datant pour bon nombre d'entre elles du XVII ème et du XVIII ème siècles.
L'église Saint Martin, point de passage sur la route de Saint Jacques de Compostelle fut construite au XVII ème siècle.
La mairie basque d'Ahetze
statue de Mattin Treku Inhargue à Ahetze
Mattin Treku Inhargue, né le 11 novembre 1916 à Ahetze (Labourd) est décédé le 22 juillet 1981 dans la même commune, était un bertsulari renommé du Pays Basque nord. Le bertsu est un chant d'improvisation rimé et strophé dont l'art remonte au XVIII ème siècle. Bien que présent dans d'autres régions, le bertsularisme est resté surtout vivace au Pays Basque (bertsulariza).
Bonne discussion avec le maire et les employés de la mairie dont certains ont la carte de donneur d'organes, ce qui fait plaisir à notre pèlerin. Un pc à sa disposition permet de m'envoyer de suite un mail. Lessive, toilette pour le bonhomme et une petite sieste … voici le programme … Il est hébergé dans la salle de réunion de la mairie sur un lit improvisé. Il pousse tout de même un ouf de soulagement, demain un vrai lit et pour longtemps …
un coucou à Maryse et Daniel MICHEL de St Martin
à demain pour la dernière étape
Marthe
Cumul 1024.7 km/1045 km