ROUGEMONT vers LES GRANDES BARAQUES dans la Forêt de Chailluz
Vendredi 24 juin 2011
Le Doubs (25), département français tient son nom de la rivière éponyme en Franche-Comté avec laquelle il partage sa préfecture Besançon vers laquelle notre pèlerin se dirige aujourd'hui. Les habitants du Doubs sont les Doubiens, les Doubistes étant les habitants de la ville de Doubs. Jadis peuplé par les Séquanes, peuple celtique de l'Est de la Gaule, le territoire du Doubs fut sous domination romaine jusqu'au V ème siècle avec pour métropole Vesontio. Le christianisme a très tôt été introduit dans la région par le premier évangélisateur de Franche-Comté, Saint Ferréol et son frère le prêtre Saint Ferjeux, fondateurs de l'Église de Besançon. Le département du Doubs a été crée à la Révolution française, le 4 mars 1790. La république de Mandeure lui fut rattachée en 1793 et la principauté de Montbéliard, qui avait précédemment fait partie du Mont Terrible puis du Haut Rhin en 1816. Le Doubs limitrophe avec le Jura, la Haute Saône, le Territoire de Belfort ainsi que des cantons suisses de Vaud, Neuchâtel et du Jura appartient au Massif du Jura d'altitude moyenne et présente tous les éléments caractéristiques du relief jurassien : monts, vaux, cluses, combes bordées de crêts. Le point culminant est le Mont d'Or avec 1 463 m d'altitude, l'autre point majeur est le Morond avec 1 419 m d'altitude.
6 heures 30, il est temps pour l'ami Yves de quitter le nid douillet de cette nuit et son nouvel ami Daniel pour rejoindre Les Grandes Baraques dans la Forêt de Chailluz où il se posera ce soir. Il tient tour particulièrement à remercier Daniel pour son formidable accueil ainsi que toutes les personnes qui lui ont consacré de leur temps hier au courant de sa randonnée. C'est grâce à eux que cette journée s'inscrira dans les journées positives de sa mission.
Toujours aussi frais à l'arrivée à Rougemont
Une rapide rencontre avec la présidente des donneurs de sang et à nouveau les kilomètres défilent entre les communes, Mondon, Tallans, Battenans les Mines, direction Cendrey ...il marche, il marche, déjà pour le quatrième jour !
Une agricultrice, intriguée par ce marcheur et son énorme sac à dos, aperçoit le logo sur son tee shirt et l'interpelle afin de connaître le but de sa mission. Yves se fait un plaisir de parler du don d'organes et ce jusqu'à ce que le grand camion de collecte de lait les interrompe. Il poursuit son chemin le cœur léger.
À l'ombre du bois des Perrières, au creux de la vallée de l'Ognon, Battenans les Mines doit son nom à la présence d'une mine de fer qui n'est plus exploitée. Commune agricole essentiellement, elle vit aujourd'hui bien à l'abri de la vie tumultueuse des grandes cités.
Cendrey commune située dans la vallée de l'Ognon, son territoire est assez accidenté. Le village est construit sur un éperon étroit qui domine la plaine alluviale de l'Ognon et celle du ruisseau de la Beune. L'Ognon qui a donné son nom à la vallée de l'Ognon prend sa source à Château Lambert sur le versant sud du massif des Vosges à 904 m d'altitude et s'écoule essentiellement dans la Haute Saône, la seconde moitié de son cours servant de limite entre les départements voisins du Doubs puis du Jura. Ses derniers kilomètres coulent en Côte d'Or pour se jeter dans la Saône à Heuilley sur Saône. C'est une rivière de nature torrentielle, avec des débits importants et des crues brutales. Les maisons s'alignent de part et d'autre de la route pour se concentrer autour de l'église et de la mairie. De 266 m d'altitude le village s'élève à 468 m dans le Haut-Bois. Au début du siècle, un curage du ruisseau de la Beune a permis de mettre à jour, au lieu dit «Le Pré du Taureau», deux sarcophages en pierre de l'époque mérovingienne. Il est probable qu'un petit cimetière mérovingien se trouve là. Au centre du village l'église remonte au XV ème siècle. Une très belle maison du XVII ème, domine le village, on l'appelle le «château», mais ne se visite pas. Elle fut construite en 1666 par un notaire nommé Vichot. Son toit à quatre pans abrite une charpente, véritable chef-d’œuvre de couverture. Au rez-de-chaussée, se trouvent deux belles pièces voûtées qui servaient autrefois de cuisine.
Rencontre heureuse
Un couple en route pour un pèlerinage d'après l'idée de Saint Jacques de Compostelle.
Une rencontre avec un couple en route depuis deux mois avec deux ânes pour porter les bagages.
La Tour de Sçay, le clocher de l'église, pur style comtois est entièrement restauré et abrite une cloche fondue en 1782, monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques. Cette commune est connue pour sa forêt aux essences variées qui se développe sur 450 ha.
Chaudefontaine, fontaine désignait en latin la source, lui-même dérivé de fontenes ou fontes. Elle semble avoir pris dans plusieurs villages le sens de terrain possédant une fontaine. On trouve alors «fontaine» avec un suffixe, précédée d'un nom d'homme ou encore accolée à un adjectif comme dans Chaudefontaine. Une appellation qui s'applique parfaitement à la localité traversée, dotée de cinq fontaines qui ont naturellement donné leur nom à l'une des rues du village. Le village s'est doté, au cours des années antérieures de cinq fontaines, car sa richesse en eau potable était reconnue. Les fontaines dites du haut et celles dites du bas sont aux deux extrémités de la rue des Fontaines. Larges, hautes, dotées de magnifiques charpentes, elles ont été réhabilitées ; quatre d'entre elles fonctionnent toujours, naturellement alimentées été comme hiver.
La «fontaine du bas», la "fontaine du centre", assise au centre de ce que l'on pourrait appeler "le vieux village", route de Moncey, toute proche de la "Fontaine St-Guérin", située sous la Chapelle et visible de nuit, puisqu'illuminée. La dernière, enfin, est en haut du village, route de Moncey et peut passer totalement inaperçue car elle est petite et au ras du sol. Elle sert d'abreuvoir aux bêtes montant aux pâturages. Notre pèlerin pourra se rafraichir !! vive Kneipp...
Champoux, l'existence de ce village remonte au début du XII ème siècle. C'est une toute petite mais paisible bourgade en bordure du bois de Chailluz d'activité principalement agricole.
L'estomac rappelle à notre pèlerin que marcher c'est bien, mais il faut se nourrir. Arrivé à Champoux il se dirige vers la mairie … fermée … il se décide à toquer à la maison toute proche. Monsieur Guy et ses enfants le reçoivent gentiment à l'intérieur. Le repas se compose d'un sachet lyophilisé chauffé sur le réchaud de fortune vendu avec le sachet.
Le trajet reliant Champoux aux Grandes Baraques est relativement monotone … longeant pendant de longs kilomètres l'autoroute A 36 – La Comtoise.
Une ampoule vient contrarier notre pèlerin, il continue à marcher sans chaussette jusqu'à l'arrivée.
Forêt de Chailluz aux portes de Besançon, c'est ici que notre ami pose son sac pour la nuit. La Forêt de Chailluz et ses 1600 ha accueillent les amoureux de la nature. La forêt renferme différents sites touristiques dont un Parc animalier où des sangliers, des daims et des chevreuils évoluent dans leur milieu naturel sous les yeux des promeneurs.
Autrefois, la forêt de Chailluz renfermait également une carrière où étaient produites des pierres de taille calcaire. De nombreux bâtiments du centre ville de Besançon sont construits avec cette pierre aux couleurs beiges et bleues, typique de la capitale bisontine.
À 15h55 Yves arrive au Pittoresque hameau des Granges Baraques où il passera la nuit. Il faut penser à soigner le pied car demain la route s'ouvre à nouveau à lui...
Après une bonne discussion avec un couple se promenant dans le parc, faut penser à préparer l'endroit pour dormir, la nuit se passera sous un abri ouvert certes mais un abri … à côté d'un point d'eau, rien à voir avec le luxe de la nuit dernière.
Dans l'ensemble une bonne journée, temps agréable pour marcher, rencontre avec des gens sympathiques et bonne communication.
Marthe, à suivre ...
Cumul 137 km/1045 km