EYZIES – BEAUMONT DU PERIGORD
Mardi 12 juillet 2011
Un peu déçu notre pèlerin hier soir … « il est vingt heures et pas de Monsieur Muhlbach, le stade se trouve à 1km de la mairie … en moto ce monsieur … il ne pouvait donc pas le véhiculer, alors tant pis pour notre ami ». Il a dormi dans un vestiaire bien sale même après un bon un nettoyage !! Après une nuit de galère, faut garder la foi comme dit notre ami, ça ira mieux demain ! Bien décevante la Dordogne mis à part les quelques personnes au grand cœur touchées par sa mission comme à Terrasson et Beaumont du Périgord dit-il. Grand merci à Mme M.Jeanne Dubour pour sa gentillesse.
C'est mieux que rien
La 22 ème journée commence par le nettoyage du wc avec de la Javel à 4 heures … départ 5h10 direction Beaumont du Périgord, il fait déjà chaud, le ciel se couvre. Bonne nouvelle, il sera reçu par Monsieur le maire de Beaumont qui s'occupera de lui, cela lui fera oublier la nuit passée à Eyzies. Il a discuté avec un parent d'un fils en attente d'un rein …
L'étape de ce jour débute par le GR 36 et 64, superbe rando. Des falaises, une belle forêt, il manque le chant des cigales mais pour cela faut attendre de soleil. Énormément de nids d'hirondelles ...
Abri de Cro-Magnon, site préhistorique sur la commune des Eyzies de Tayac, habité depuis le Paléolithique.
Alors que régnait en Europe la seconde période glaciaire, à l'époque où l'Auvergne voyait s'allumer les volcans de la Chaîne des Puys, les hommes préhistoriques durent abandonner les plaines du nord trop froides, où s'étaient développées les civilisations abbevillienne et acheuléenne, et partir à la suite des animaux sauvages qu'ils chassaient, vers des pays plus cléments. La basse Vézère, qui coulait alors à une trentaine de mètres au-dessus de son niveau actuel, les retint par les ressources de ses massifs forestiers, par ses cavernes naturelles facilement accessibles et ses surplombs, bien exposés, pouvant servir d'abris dus à la nature de ses calcaires, moins friables et moins fissurés que ceux de la vallée de la Dordogne. Pendant plusieurs dizaines de milliers d'années, les hommes se sont succédés dans ces abris, y laissant des traces de leur passage et de leurs activités, ossements, cendres de foyers, outils, armes, ustensiles, poteries, motifs décoratifs. Leur civilisation a évolué en même temps que le milieu naturel dans lequel ils vivaient. Le réchauffement du climat, à la fin du Magdalénien, a poussé les hommes à abandonner les abris pour vivre en plein air sur les pentes exposées au soleil.
La découverte de l'abri Cro-Magnon. L'abri a été découvert en 1868 lors de travaux de dégagement de matériaux pour la construction d'une route. Les ouvriers avaient tout simplement besoin de pierres et prélevaient aux alentours. Ils s'attaquaient ainsi à la base d'un abri sous roche, connu à l'époque sous le nom d'abri Cro-Magnon. C'est ainsi que les ouvriers ont mis à jour des restes humains et des silex. Le chantier fut immédiatement stoppé et le préhistorien Edouard Lartet appelé, il envoya son fils Louis pour faire les premiers relevés. Le nom lui-même provient de l'occitan (cròs, creux, crosa, grotte) et signifierait soit le Grand Trou, soit le Trou de Magnou, nom déformé d'un ermite qui y aurait vécu, ou encore l'abri de M.Magnon.
Les grottes Fond de Gaume, c'est le 12 septembre 1901, soit trois jours après la grotte de Combarelles, que Font de Gaume est découverte et reconnue. La grotte était toutefois déjà connue par les habitants de la région et servait de terrain de jeux aux enfants. Creusée à la périphérie d'un massif calcaire datant du Santonien et du Crétacé, c'est l'écoulement des eaux souterraines qui a peu à peu creusé la cavité. De nos jours la grotte est considérée comme sèche.
Le Coux et Bigaroque est une charmante petite commune, située en plein cœur du Périgord Noir. Sa campagne vallonnée, bordée par la Dordogne, offre une grande diversité de paysages. C'est donc sur ces terrasses et replats que les premiers agriculteurs firent leur apparition, qu'ils semèrent les premières céréales et élevèrent les premiers troupeaux, trouvant dans les bois et la rivière, la chasse et la pêche, leur complément de nourriture. Les Gaulois, implantèrent les premiers hameaux à leur emplacement actuel. Il a été retrouvé à Saint Georges, les résidus d'une ancienne forge de plein air qui aurait fonctionné jusqu'au XIII ème siècle. Bigaroque avec ses anciennes maisons semble dévaler en cascade le coteau abrupt jusque dans la rivière.
Le territoire de Bigaroque se prêtait à l'établissement des douanes terrestres et fluviales. La grange dîmière (privée) du XIII ème siècle servait de magasin et de dortoir pour les gabariers naviguant sur la Dordogne. On y assurait la surveillance du trafic, les relais de tire et l'aide aux bateliers. À proximité, de nombreux sites touristiques réputés comme, Sarlat, grotte de Lascaux, les châteaux de la Vallée de la Dordogne, paysages pittoresques de la Vallée de la Vézère.
Notre pèlerin arrive à Cadouin, ancienne abbaye, énorme bâtiment.
Cadouin, est un joli village touristique qui s'est développé autour de son abbaye cistercienne, fondée en 1115 par Géraud de Salles. Situé au Pays des Bastides et Cités médiévales, entre Bergerac et Sarlat, le village appartient à la commune associée du Buisson de Cadouin.
En 1119, l'abbé de Pontigny, envoie douze moines à Cadouin, où la construction de l'abbaye commence aussitôt. Elle sera terminée en 1154, date de sa consécration. Dès son origine, l'abbaye possède une étoffe précieuse qui passa longtemps pour être le Saint Suaire. L'ensemble abbatial, classé au Patrimoine de l'UNESCO en tant qu'étape des chemins de St Jacques de Compostelle, constitue le plus bel exemple d'architecture religieuse du Périgord. Le village est entouré par la forêt de la Bessède qui offre de nombreuses possibilités de randonnées pédestres, équestres et VTT.
Commune de Saint Avit, beau village traversé par le chemin de Saint Jacques de Compostelle. Pour finir la journée, une petite grimpette. Superbe village fortifié, arrivée à 14 heures. Repas pris chez Claudette pour se retaper de cette étape rallongée de 4 km, donc un total pour la journée de 38 km, dur dur …
vers Beaumont du Périgord
Beaumont du Périgord ville étape pour ce soir. L'étape était prévue à Saint Avit, mais dans l'impossibilité de trouver un hébergement dans cette commune, notre pèlerin a modifié son parcours et s'arrêtera à Beaumont Périgord, en occitan Bèlmont de Perigòrd. Bastide anglaise fondée en 1272. Le plan de la ville est en forme de H, H comme Henri. De la place centrale partent deux rues formant les deux bras du H. Sa place centrale est entourée d'arcades appelées cornières sur lesquelles donnent les commerces. À côté de la place se trouve la grande église fortifiée dont la taille est démesurée proportionnellement à celle de la ville. Beaumond du Périgord possède encore des vestiges de son enceinte fortifiée et une porte médiévale récemment restaurée, la porte du Luzier. C'est un terrain composé de beaucoup de collines avec une forte pente d'où vient le nom Beaumont (comme une belle montée).
Culture de tabac et de blé etc ... mais toujours la sécheresse. Arrivé à la mairie à 14h30, très bon accueil, la nuit se présente bonne, un appartement est mis à sa disposition. Un bon repos attend notre pèlerin, vivement le dodo après cette grande journée.
excellent accueil à Terrasson par Caroline Tati-Perrot maire adjoint
nouvel article de presse dans la rubrique sur le blog.
Marthe, à suivre ...
Cumul 726.5 km/1045 km